Fortapàsc - Film (2011)
Fortapàsc - Film (2011)

Film de Marco Risi Drame et biopic 1 h 48 min 5 janvier 2011

En 1985, Giancarlo Siani est tué de dix balles de revolver. Il avait 26 ans.

Il était journaliste au quotidien "Il Mattino" et avait le défaut de s'informer, de vérifier les nouvelles, d'enquêter sur les faits.

Nous le suivons ici dans les quatre derniers mois de sa vie: son dernier été, quand il descendait tous les jours dans l'enfer de Torre Annunziata, règne du boss mafieux Valentino Gionta. A cette période, tout tournait autour des intérêts pour la reconstruction de l'après-tremblement de terre de 1980. Au milieu des "camorristes", des politiciens corrompus, des magistrats craintifs et des carabiniers impuissants, Giancarlo voyait. Il comprenait.

Il s'agit du seul journaliste qui ait été tué par la Camorra.

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Film Fortapàsc torrent



Quantième Art ?

Ce film est une histoire vraie de la mafia napolitaine. Encore. Rien de nouveau sous le soleil italien dont l'éclairage va se faire selon un angle journalistique. On ne sait dire si les spécimens de cette niche cinématographique dénoncent ou acclament les sévices criminels, pour leur souci bien louable de réalisme par trop accompagné du sel d'un divertissement facile.

Au moins, ici, ne transparaît pas de plaisir particulier d'avoir su tourner des scènes de massacre et d'enquête policière. C'est un tribut décent donné par un acteur convaincant à son personnage, un journaliste bien réel tué en 1985, car ce serait être de mauvaise foi de prétendre que l'œuvre ne sait pas concilier l'hommage au narratif. En plus, c'est bien tourné, avec de l'astuce et de la fluidité.

Mais des liens sont bel et bien absents pour autant, notamment entre la trame et l'affectif (les personnages qui sont amis, amants ou proches d'autres personnages ne sortent pas d'une cage marquée "figurants émotionnels - pas très utiles"). On note aussi la volonté de faire du film une sorte d' « autobiographie posthume » de Giancarlo Siani dont c'est l'histoire, en cela qu'il nous annonce ni une ni deux qu'il aurait choisi une autre chanson s'il avait su qu'il allait mourir dans les cinq minutes. Au moins la régie assume-t-elle d'emblée que la fin sera sans surprise, et - avec tout le respect dû aux choses de la mort - sans originalité.

Dans les autres aspects de cette "autobiographie", c'est une quête de vérité idéalisée dans le seul but de faire passer le journaliste pour un héros plutôt que pour l'instrument de la bonne volonté criminelle, tout comme les autorités passent pour l'instrument de leurs meurtres à force de les nettoyer sans pouvoir les empêcher à la source ; cette ironie-là est bien faite, mais c'est à peu près tout.