Chroniques d'une cour de récré - Film (2013)
Chroniques d'une cour de récré - Film (2013)

Film de Brahim Fritah Comédie 1 h 25 min 5 juin 2013

Pierrefitte-sur-Seine, 1980.
Brahim, 10 ans, habite avec sa famille dans l’usine de construction de grues dont son père, d’origine marocaine, est le gardien. Les films à la télé, la cour de l’usine, celle de l’école, les potes, constituent son univers. Un royaume apparemment aussi immuable que la vieille grue qui nourrit son imaginaire jusque dans ses rêves, la nuit. C’est une période pleine de nouveautés pour le jeune Brahim. Il se lie d'amitié avec Salvador, qui lui raconte son Chili, Pinochet, son père disparu. Il découvre aussi la photographie, sa nouvelle passion, grâce à un vieil Instamatic Kodak.
Mais à l’usine, on annonce une délocalisation du site dans le sud de la France. L’usine ferme, la famille doit emménager ailleurs...

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Film Chroniques d'une cour de récré torrent



La banlieue, c'est pas rose, La banlieue c'est morose c'est ton destin

Depuis que je voulais voir ce film inédit en France... Encore une fois je bénis ma petite médiathèque chérie d'avoir mis sous mes yeux le DVD de ce film que je n'espérais plus voir. Reda Kateb et Vincent Rottiers à nouveau réunis ne pouvait que susciter mon intérêt. Reda Kateb n'a qu'une maigre participation mais Vincent Rottiers est bel est bien le personnage (adulte) principal du film et rater une occasion de le voir dans un registre inédit m'aurait fait râler. Le réalisateur filme comme s'il écrivait ses mémoires. Il se raconte, lui, son enfance, son quartier, sa vie, ses copains...Nous sommes dans une école de la banlieue parisienne, à la fin de l'époque Giscard. Mitterrand n'a pas encore été élu. Avec tact et tendresse Brahim Fritah nous dresse le portrait d'une époque à travers ses souvenirs. Il manie habilement certains procédés tels que les flash back en noir et blanc, l'arrêt sur image qui servent à souligner son propos sans pour autant l'alourdir. La reconstitution est bien réussi aussi bien dans la vison du climat social que dans les costumes, la musique sans en faire trop. Je le rapprocherais ici d'une autre bonne surprise passée inaperçue il a trois ans : "Stella" de Sylvie Verheyde. Cette inventivité évite au film de se plonger dans les poncifs du film nostalgique. La subjectivité du souvenir n'est pas mise de côté et cela apporte une vraie réflexion sur le sujet. Les multiples sujets (comédie sociale, chronique enfantine, récit initiatique) ne sont malheureusement pas traités de manière équitable et laisse parfois une frustration au spectateur qui aurait bien voulu que le film s'attarde un peu plus longuement sur certains aspects et voir le film durer un peu plus d'une heure et vingt minutes. Entre Ken Loach et Raymond Queneau, l'interprétation sans faille de Rottiers, Kateb et des enfants cette histoire d'intégration est une vraie curiosité au diapason de l'univers intérieur de son jeune héros. Personne ne s'en plaindra sauf d'avoir envie de rejoindre cette charmante bande de copains.