Les Filles du Rink - Série (2019)
Les Filles du Rink - Série (2019)

Série de Patricia Font et Kiko Ruiz Claverol Sport et drame 2 saisons (en cours) TV3 (ES) 50 min 29 avril 2019

Les membres passionnées d'une équipe féminine de roller hockey courent après les victoires sur le terrain tout en jonglant avec école, famille et histoires d'amour.

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Petite introduction pour vous prévenir que je suis plutôt dans la cible, ce qui peut bien évidemment fausser mon jugement. J’ai un fort intérêt pour les séries avec des ados, c’est vrai. De plus, je fais du roller, même si ce ne sont pas des quads comme dans cette série. Je suis fan de hockey sur glace, donc là il y a des similitudes qui me parlent. Je suis aussi féministe et la série a mis à l’honneur un gros casting féminin avec des thématiques fortes sur le sujet. Et pour couronner le tout, depuis un an j’ai un faible pour les œuvres hispaniques, on est en plein dedans. Comme ça, vous êtes prévenus.

Je surnote un petit peu avec mon 7/10, mais c’est parce que j'ai passé un très bon moment devant. Elle n'a pas la prétention d'être plus qu'une série autour d'une équipe de hockey féminin et elle le fait bien. Chaque épisode se concentre sur chacune des filles de l'équipe, aucune n'est laissée de côté et les intrigues de chacune d'entre elles avancent en même temps, ce qui est très appréciable. On n'a pas ce sentiment comme dans Skins que lorsqu’on se focalise sur un personnage, on n’avance pas sur les autres. Bien évidemment, toutes les filles ont leur caractère, leurs problèmes, leurs contextes, leurs rêves, ce qui amène une vraie diversité des thématiques. Comme la série a décidé de mettre en lumière chaque histoire et de les faire avancer tout du long de la saison, on n’a pas non plus ce sentiment que la série aborde des sujets qu’elle ne traite pas jusqu’au bout, bien au contraire. De plus, elle a le bon goût de terminer les 4 derniers épisodes sur l’ensemble du casting, avec des thématiques de fond, qui ont accompagné chacune d’entre elles au cours de la saison : l’équipe, le dernier match de la saison et l’avenir du club. En bref, la structuration de la saison et de la narration me semble assez bonne.

Les de l'Hoquei réussi aussi à mettre deux échelles à son histoire, les ados et l’avenir de leur équipe de hockey et les adultes et l’avenir du club. J’ai apprécié que le traitement des deux, parfois entremêlé existe. Car le problème de certaines séries pour ado c’est d’invisibiliser les adultes, alors même qu’ils sont très importants en réalité dans la construction identitaire des jeunes. Mais ici ils n’existent pas que pour donner du relief aux ados, ils ont aussi leur propre intrigues. Elles ne sont pas révolutionnaires, hyper passionnantes, mais certaines m’ont touché, comme celle de Terrats.

La dernière chose que je veux mettre en avant avec cette série, c’est que c’est une série espagnole, ce qui amène forcément un contexte particulier. Le rapport à la fête, à l’alcool, à la drogue, au sexe, n’est clairement pas le même que ce qu’on va retrouver dans des séries américaines. Les personnages sont aussi à leur dernière année de lycée, ce qui permet d’avoir des thématiques autour de l’avenir universitaire et professionnel, sur l’enjeu des études, des examens. Je connais peu le système scolaire en Espagne, mais il m’a semblé plus proche du notre. Les styles vestimentaires, les musiques, l’ouverture d’esprit en général, apporte une ambiance particulière, que j’ai apprécié. De plus, les thématiques abordées sont clairement dans l’air du temps.

Les de l’Hoquei met à l’honneur une équipe féminine de hockey et elle n’a pas peur de traiter tous les sujets qu’on attend d’elle : la place des femmes dans le sport, le manque de budget et de reconnaissance, la question de notre rapport au corps, à la sexualité. Quand j’ai démarré cette série je n’attendais pas plus que ce qu’elle a livré, et c’est déjà ça de réussi.